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Origines du coton

 

Plusieurs légendes circulent sur l’origine du coton de Tuléar. La plus commune raconte l’histoire d’un navire de commerce au XVIe siècle qui voguait au large de Madagascar et qui aurait été attaqué par des pirates. A son bord il y avait une dame qui voyageait avec ses trois petites bichonnes adorées : Belle, Bijou et Trésor. Après une furieuse bataille et une violente tempête, les deux navires coulèrent. Seules les trois bichonnes et le « chasseur de rats » du navire pirate, appelé Brigand, ont survécu et se sont rendus à la nage sur l’île de Madagascar.

Une fois sur les plages magnifiques de Madagascar on peut se douter de la suite. Brigand a réussi à séduire ces dames et à engendrer la race du coton de Tuléar. Il tient son nom de la particularité de sa fourrure qui rappelle celle des fleurs de coton et de Tuléar qui était la principale ville portuaire de Madagascar. On l’appelle également le petit chien royal de Madagascar.

Mais on sait également qu’à cette époque les Européens étaient installés dans l’île de Madagascar et les colons venaient s’installer avec leur chien de compagnie. On sait que le bichon était très populaire à l’époque, alors on se doute que le coton est né du mélange des chiens locaux et des bichons. On voit par ses caractéristiques morphologiques que le coton est parent avec le bichon.

Nous avons donc un mélange incroyable des qualités de ces deux races. Les souches à poils blancs, longs et cotonneux ont survécu car la fourrure fournissait l’isolation thermique indispensable sous ces climats. Pour affronter la dure vie de l’île les cotons devaient avoir un fort instinct de survie, être vifs et intelligents, musclés et forts, et avoir une santé de fer. Ajoutez à cela une capacité de charmer et de séduire vous avez là une bonne description du coton de Tuléar. Au fil des siècles, seules les souches les plus robustes ont pu résister à la sélection naturelle.

L’exportation des cotons vers la France est devenue de plus en plus fréquente et les cotons de plus en plus prisés, si bien que la Société canine de Madagascar a soumis à la F.C.I. (Fédération Cynologique Internationale) une demande de reconnaissance de la race. En 1970 le premier standard de la race du coton de Tuléar a été publié sous le numéro 283. C’est vers 1975 que l’Amérique du Nord voit arriver ses premiers cotons.

Malheureusement cette reconnaissance d’une race pure a accentué l’exode des cotons vers la France. Devenue incontrôlable il n’a plus été possible d’exporter de coton de Tuléar de l’île de Madagascar à la fin des années 80.